Christian Etchebest : « J’aime le produit et la simplicité »

J’ai rendez-vous dans La Cantine du Troquet Dupleix avec CHRISTIAN ETCHEBEST en fin de matinée. L’ambiance est chaleureuse et détendue. On s’y sent bien, la discussion s’engage avec le patron des lieux, jovial et souriant.

Christian Etchebest et son sous-chef Benjamin

Christian Etchebest et son sous-chef Benjamin

« Vous semblez très attaché au Pays Basque, qu’êtes-vous venu chercher à Paris? Pourquoi vous avez fait le choix de vous implanter à Paris plutôt que dans votre région?

- J’ai eu mon CAP de cuisine dans le Pays Basque et je suis monté à Paris pendant quatre ans pour apprendre mon métier. On dit que pour être un bon cuisinier, il faut avoir travaillé sur la Côte d’Azur, dans la région lyonnaise et à Paris. Puis je suis reparti au Pays Basque car je m’ennuyais du pays. Je voulais monter mon affaire. Travailler dur n’était pas un problème, mais je voulais le faire pour moi. J’avais un projet de petit hôtel à Saint-Jean-de-Luz, qui ne s’est finalement pas réalisé. C’était en 96-97 et, sous l’influence d’amis chefs de la même génération que j’avais connus au Crillon, Thierry Faucher, Yves Camdeborde, Eric Fréchon qui avaient tous monté une affaire, je me suis dit qu’il y avait vraiment une place à prendre et je suis remonté à Paris, qui représentait l’essor de la bistronomie.

- Vous parlez de bistronomie, comment définiriez-vous ce concept?

- La bistronomie, c’est tout ce qu’on aime : c’est l’ambiance d’un bistrot dans lequel on travaille de vrais produits, avec de bons producteurs, mais dans des prix abordables qui les rendent accessibles à plus de monde, contrairement au luxe. C’est ce qui me ressemble le plus.

- Quelle a été la suite de votre parcours, une fois remonté à Paris, où vous avez tenu plusieurs établissements ?

- En 1998, j’ai monté ma première affaire, Le Troquet, dans l’esprit de la bistronomie pure. Après quelques années, mon très bon sous-chef voulait partir. Je lui ai proposé, plutôt que de partir pour trouver une nouvelle affaire, que l’on s’associe pour monter quelque chose ; on a monté ensemble Le Grand Pan. On était associés, je l’ai aidé au départ et le restaurant a très bien pris.

En 2008, j’approchais de mes dix ans au Troquet et je sentais que j’arrivais au bout de l’histoire avec cet établissement. J’avais fait toutes les ouvertures et fermetures, je n’avais fait que travailler dans ce restau en m’investissant beaucoup et je ne voulais pas faire les années de trop et tomber dans une routine. Le Troquet était monté assez haut, c’était vraiment une très belle affaire et j’ai eu l’opportunité de le vendre à mon sous-chef.

Je décide alors de monter, en m’associant avec une directrice du Troquet, La Cantine du Troquet, dans le 14ème. Après Le Troquet, qui était de la pure bistronomie, et je voulais pour La Cantine de la cuisine hyper simple. J’étais parti dans l’idée de faire des bons produits, mais très simplement. Je voulais un truc très convivial qui soit vraiment une cantine de qualité, en allant au plus simple. J’adore les relations de quartier et que ce soit accessible à encore plus de monde. Je voulais créer un bistrot de quartier.

Je n’avais plus que La Cantine et je me suis dit que tenter l’expérience de la brasserie pouvait être sympa. C’est commeIMG_0104 ça que j’ai ouvert ici (La cantine du Troquet Dupleix) il y a un an, en 2012, la brasserie dont l’esprit restait le même, au fond, que la Cantine. La vraie différence réside dans les horaires d’ouverture : 7 jours sur 7 de 7h à 1h du matin, ce qui en fait un vrai lieu de vie toute la journée, du petit déjeuner aux apéros sur la grande terrasse aux beaux jours.

Je n’ai pas oublié que dans les brasseries à Paris on ne mangeait pas forcement toujours très bien. Je vais donc adapter ce qu’on sait faire en bistronomie à la brasserie. Il faut trouver un juste milieu, mais on peut tirer la brasserie vers le haut. La grosse différence avec d’autres brasseries c’est que j’ai dix cuisiniers ; cinq par service et vingt-et-un employés. Je ne lésine pas, et ça se ressent pour la clientèle.  Que ce soit la Cantine ou ici, ça nous ressemble. On base beaucoup sur la cuisine. On arrive à être juste dans la cuisine que l’on propose et dans les tarifs pratiqués. Et, du coup, ça marche !

- Vous êtes très attaché à la qualité des produits et à leur origine. Pourquoi ?

- J’ai eu la chance de faire beaucoup de grandes maisons dans lesquelles tous les chefs m’ont répété que le produit, c’était le plus important ; c’est la base de notre métier. Sans de bons producteurs, moi je ne suis rien du tout. On marche bien car on ne roule pas la clientèle, on met de bons produits. Ici, il n’y a pas de congélateur, on ne travaille que du frais, issu de bons fournisseurs et on cherche toujours à tirer vers le haut. Je n’ai pas l’impression que nous ayons, dans le Pays Basque, un lien plus fort avec les produits que dans d’autres régions. Après, peut-être que j’y suis attaché car je suis d’une famille qui vient de la terre. Petit, je mangeais de vrais poulets, de vrais lapins, qu’on allait chercher. J’ai peut être eu cette chance-là !

Mais je travaille avec des producteurs d’un peu de partout. Toute la charcuterie et le piment viennent certes du Pays Basque, car j’y suis attaché et c’est ma région, mais on a aussi notre producteur de chèvres qui est à Tours, par exemple. On essaye d’avoir le maximum de bons produits. Le restaurant ne se remplit par pour mes beaux yeux ou ma gentillesse, ce que veut le client à la fin quand il mange, c’est de pouvoir se dire que c’est bon ! Ici, c’est vraiment super simple.

- Comment définiriez vous votre cuisine et que cherchez vous a partager?

- J’ai travaillé dans de grandes maisons et je sais tout ce que l’on peut faire. J’ai fait de la gastronomie, de la bistronomie mais maintenant avec une cantine et une brasserie, je suis épanoui dans ce que je fais. Et c’est important, car un bon cuisinier est bon justement parce qu’il s’épanoui dans ce qu’il fait. Si sa cuisine ne lui ressemble pas, qu’il a trop de freins, il ne sera pas bon. Je l’assume complètement : j’aime le produit et la simplicité comme avec un filet mignon de porc une bonne purée bien crémeuse et un petit jus aux olives. Les gens, tu les régales comme ça. On répond à une demande, les gens veulent ça. Je fais une cuisine hyper simple et conviviale dans laquelle je mets en avant le produit. J’assume complètement cette simplicité ; je réponds à cette demande en faisant la cuisine qui me ressemble.

- Vous avez présenté une émission « Bon et à savoir » sur M6, comment ça se déroulait ?

- « Bon et à savoir », j’en ai fait 60 épisodes. Dans les premiers, ils m’ont amené rencontrer des industriels pour voir comment on faisait les produits. Je me suis vu me dire en plein tournage : ‘’mais qu’est ce que je fais ici ?’’ Au bout de trois, je suis allé voir le producteur de l’émission et je lui ai dit que ça ne me ressemblait pas et que je ne voyais pas l’intérêt d’aller rencontrer des industriels car, moi, je ne suis pas journaliste. Je souhaitais continuer l’émission si on allait voir des petits producteurs qui nous expliquent comment ils travaillent. Ils m’ont alors pris pour ce que j’étais et là, ça venait tout seul car j’étais dans mon élément. Cette émission était jolie car je me sentais bien dedans. Les producteurs qui bossent comme des dingues quinze heures par jour, ça me touche et je les défends. J’avais trouvé ma place !

- Comment résumeriez-vous votre parcours, jusque-là ?  

- La cuisine, c’est simple. Parfois, j’ai peur que certains se perdent un peu en faisant des choses trop compliquées. La cuisine traditionnelle, qu’on revisite et qu’on fait ici, existera encore dans cinquante ans. L’être humain a besoin de manger, de mâcher. Tout ça est hyper basique. La simplicité : bien faire avec de bons produits. Quand tu mets ton cœur dans la cuisine, ça marche toujours. J’ai toujours fonctionné comme ça, j’ai monté quatre affaires qui ont marché, sans aucune prétention. Les gens ne viennent pas pour moi, mais parce qu’on leur donne des choses qui sont justes. J’ai compris qu’on n’était que des cuisiniers et on ne fait que de la cuisine ; à la fin on ne cuit que des carottes et des pommes de terre, je n’ai jamais sauvé de vie, ni opéré quelqu’un. Je me suis rendu ma vie très belle en faisant ma passion. Savoir si on est le meilleur ou le plus mauvais cuisinier, ça ne me fait ni chaud ni froid. Je sais que je ne suis pas le plus mauvais, je sais que je ne suis pas le meilleur. Quand tu sais ça, tu es serein : c’est simple, hein ? La vie c’est simple, il ne faut pas la compliquer. »

À TABLE !

L’interview finie, juste le temps de siroter un petit verre de vin au zinc en se coupant de petites tranches de saucisson et il est temps de passer à table pour déguster la cuisine simple de bons produits de La Cantine Dupleix. Le restaurant est bondé et le hasard fait que mon voisin est le producteur de volailles de Christian  Etchebest. Je constate donc à quel point le lien du chef avec ses producteurs est réel, humain et plein de respect mutuel.

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Côté cochonnaille : je teste les oreilles de cochon grillées, l’assiette servie en d’entrée est très copieuse et c’est délicieux. IMG_0108

Pour la suite, couteaux à la plancha sont succulents.

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La promesse du simple et bon est totalement tenue. A découvrir et redécouvrir les yeux fermés.

 La Cantine du Troquet Dupleix, 53, boulevard de Grenelle Paris 15

La Cantine du Troquet, 101, rue de l’Ouest Paris 14

Alain et la chocolaterie

IMG_3083Au 40 de la rue de la Roquette, au fond d’une petite cour, vient d’ouvrir la seule manufacture de chocolat de Paris. Ce nouveau venu du quartier Bastille est loin d’être un inconnu, il s’agit d’Alain Ducasse.

IMG_3082Le chef mondialement reconnu étend un peu plus son empire en créant ce lieu afin de produire tous les chocolats qui sont distribués dans ses très nombreux restaurants. Les cabosses arrivent entières et l’ensemble du processus d’élaboration est réalisé sur place.

La boutique dans un style industriel vintage est tout d’abord un plaisir pour les yeux que l’artisan chocolatier Nicolas Berger, responsable de la chocolaterie, transforme en régal pour les papilles. Le travail est d’une finesse extrême et les saveurs sont sublimées. A découvrir pour de petits plaisirs!

Un label pour les restaurateurs d’Ile-de-France

20130227-004558.jpgA l’heure ou la recherche de traçabilité de ce que nous mangeons devient une question de plus en plus importante pour le consommateur, un nouveau label vient d’être créé pour les restaurateurs d’Ile-de-France qui cuisinent des produits locaux. Le logo: une Tour Eiffel qui prend racine sur un oignon symbolise bien la richesse du terroir Francilien qui ne l’oublions pas est une région qui reste agricole. Le slogan est très explicite: « Des produits d’ici cuisinés ici ». Ce label est à l’initiative du CERVIA, structure qui a vocation à valoriser les produits agricoles et alimentaires de la région et qui a déjà créé il y a quelques années la marque Saveurs Paris Ile-de-France. Le grenier de paris regorge de spécialités dont les plus connues sont le Brie de Meaux, le choux de Pontoise, le miel du Gâtinais mais dont bien d’autres sont à découvrir. La volonté du CERVIA est de faire connaitre ces produits et ces savoirs-faire aux portes de Paris et de renforcer le lien entre les franciliens et les producteurs régionaux.
Aujourd’hui une cinquantaine de restaurants adhèrent à ce label et doivent ainsi répondre à différents critères comme celui d’une cuisine réalisée sur place, l´utilisation autant que faire se peut de produits francilien mais aussi le respect de la saisonnalité, ou le choix de producteurs de proximité.

Vous pouvez retrouver dès à présent la liste des restaurants ayant répondu aux exigences de ce label : http://www.saveursparisidf.com

Vente exceptionnelle de truffes fraiches ce mercredi 13 février à Paris

truffe-fraicheAvis aux amoureux de la truffe noire et aux amoureux tout court en mal d’inspiration en cette période de Saint Valentin:

Ronds de sorcière organise ce mercredi de 12h à 20h dans sa boutique éphémère « Comptoir des Truffes & des Saveurs » du 62 rue Michel-Ange Paris 16, une vente de truffes fraichement récoltées de ce lundi, en pleine période de maturité du produit.

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Les truffes sont proposées au prix raisonnable de 60€ les 50g. En comparaison, La Maison de la Truffe à Paris propose actuellement ce produit à 160€ les 50g.

Les quantités sont limitées alors pour être certains de pouvoir profiter de ce produit d’exception vous pouvez réserver dès à présent votre lot sur le site internet de Ronds de sorcières : http://www.rondsdesorciere.fr/la-boutique/162-truffe-fraiche.html

533684_461405770569228_1080745656_aRonds de sorcière,  possède plusieurs très beaux domaines dans le sud de la France et vous offre la possibilité de devenir propriétaire d’un ou plusieurs chênes de l’une de leurs truffières; vous deviendrez ainsi producteur de truffes. Ronds de sorcière s’occupe de l’entretien, de la récolte et vous envoie chaque année une partie de la production de votre chêne.

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Un p’tit détour dans un incontournable de l’Ardèche

72897_10151416478692278_961559371_nC’est un de ses restaurants qui font le charme de la France et de sa gastronomie. Si un jour vous passez par le sud de l’Ardèche, et plus précisément du côté d’Antraigues, petit village de 500 âmes dans la Vallée de la Volane et patrie de Jean Ferrat, arrêtez vous à « La Remise ». Mais surtout, ne cherchez pas carte ou menu à l’extérieur. Rien n’est affiché et vous découvrirez le programme des réjouissances au fur et à mesure de l’avancée d’un repas garanti sans fausse note. Entrez et laissez vous guider dans une aventure hors du commun, tel un saut dans le temps, par votre curiosité et votre gourmandise afin de découvrir au fil des plats et de riches discussions une belle histoire. Celle de la famille Jouanny.
C’est AlIMG_3050bert qui ouvre le restaurant, le 4 octobre 1964. Quelques mois plus tard, Jean-Claude Andruet, fameux pilote de rallye automobile de l’époque, s’arrête là par hasard, à la recherche du gîte et du couvert pour une halte pendant les reconnaissances du parcours d’une épreuve routière. La légende est en route et « La Remise » deviendra, au fil des ans, le point de passage obligé de tous les équipages du célèbre Rallye Monte-Carlo, qui s’y voient offrir une succulente tarte aux pommes, sur le pas de la porte du restaurant.

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Si dans la salle du bar, la course automobile est toujours à l’honneur cinquante ans plus IMG_3051tard, ce sont les produits de la région qui sont magnifiés dans la belle salle de restaurant. Yvette, la fille du regretté Albert, est au service depuis toujours. Yves, son frère, a pris le relais du patriarche devant les fourneaux en 1985. Il s’approvisionne uniquement auprès de ses amis producteurs et propose une cuisine généreuse et pleine de goût : foie gras (maison, évidemment), œufs pochés ou salade de pommes de IMG_3052terre à la truffe (sélectionnée soigneusement sur le marché de Richerenches), saumons de fontaine, boudin aux pommes ou encore rôti de porc aux morilles pour nos passages les plus récents. Et tout ça pour le prix d’un plat dans une brasserie en ville !
Simplicité, convivialité, hospitalité, générosité sont des mots qui collent à « La Remise », où le Prince Albert II de Monaco vint déjeuner en 2011, à l’occasion du centenaire du Rallye Monte-Carlo. Un beau signe du destin pour un autre Albert, l’initiateur.

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Le gratin mondial à Abu Dhabi

Five-star fare - Gourmet Abu Dhabi 2013 runs Feb 5 - 20 .Jusqu’au 20 février, Abu Dhabi va bouillonner grâce à la cinquième édition du « Gourmet Abu Dhabi » un festival culinaire annuel qui associe l’art de recevoir oriental et la grande gastronomie en réunissant quelques-unes des plus grandes toques de la planète dans les lieux les plus prestigieux de la capitale des Emirats Arabes Unis.
En plein développement et au carrefour de toutes les influences culinaires, Abu Dhabi permet, à travers ce festival unique, l’échange des connaissances et des savoir-faire en permettant aux passionnés de cuisine raffinée de se retrouver autour de dîners à thème (foie gras, tout chocolat, caviar, brunch), ou d’ateliers thématiques afin de faire découvrir les trucs et astuces des grands chefs, dont Khulood Atiq, seule femme chef du festival, originaire des Emirats Arabes Unis.

Cyril lignacLa gastronomie française sera évidemment à l’honneur, avec la participation de sept « étoilés » : Cyril Lignac, Michel Sarran, Philippe Etchebest, Mathieu Viannay, Michel Rostang, Mauro Colagreco et Pascal Barbot. Nos produits ne seront pas en reste, avec notamment les chocolats Valrhona, le foie gras Sarrade, les vins du Château Mouton Rotschild, de Joseph Drouhin et de Hugel et Fils, ou encore le Champagne Pol Roger.

Ce festival se clôturera par la remise des « Abu Dhabi Gourmet AD Gourmet AwardsStars Awards », afin de promouvoir les meilleurs représentants de la gastronomie dans l’Emirat. Parmi les dix récompenses attribuées, celle de la « meilleure cuisine du terroir » et le « Prix du meilleur développement durable » méritent une attention particulière.

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Gros challenge pour de sacrés chefs !

Michel Rostang et André Génin

Michel Rostang et André Génin

Depuis dimanche, plusieurs grands noms de la cuisine française se sont lancés sur les routes mythiques du Rallye Monte-Carlo Historique ! Le « Team des chefs » avale les kilomètres au volant de voitures anciennes (Lancia Fulvia, BMW 1602, etc). Cette année, André Genin et Michel Rostang, deux chefs emblématiques de la capitale, ou encore Michel Chabran, figure de la cuisine Drômoise, ont tenté l’aventure.
Michel Troisgros et Jacques Lameloise n’ont pu s’engager sur ce Monte-Carlo historique mais sont des membres très actifs de ce « Team des chefs », association de bienfaiteurs de la gastronomie passionnés d’automobile de prestige.
Sur les routes de l’épreuve, les chefs ont notamment pu croiser Daniel Elena, copilote de Sébastien Loeb, neuf fois champion du monde et parrain de Foodosphère !

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Terroir d’Avenir au complet

Samuel Nahon et Alexandre Drouard avaient déjà ouvert une épicerie rue du Nil à Paris en décembre dernier : http://www.foodosphere.fr/un-peu-de-terroir-a-paris/#more-295.

Ce dimanche en présence de tous les producteurs partenaires de Terroir d’Avenir ouvraient une boucherie et une poissonnerie juste en face.

Sur l’étal de poisson on retrouve des produits d’une fraicheur incroyable et à prix très raisonnables. Des soles, merlus, carrelets venant directement de petits pêcheurs dont ceux de l’îIe d’Yeu ou de Saint-Jean de Luz allèchent le client.P1050037Côté boucherie, on découvre notamment de fabuleuses pièces d’agneau de lait, de veau mais aussi des poulettes, pintades ou pigeons et autres foies gras.

P1050038P1050040La grande force de ces trois commerces est de proposer des produits exceptionnels travaillés avec beaucoup de passion et de savoir faire à des prix très compétitifs grâce au travail direct entre ces différents producteurs et Terroir d’Avenir.

Alors sans plus d’hésitation, passez faire un tour au 7 rue du Nil dans le 2ème arrondissement de Paris.

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La Grenouillère

Se rendre à La Grenouillère c’est faire un saut hors du temps. On y côtoie un savant mélange d’ancien et de modernité. Dans les anciens bâtiments au décor rustique chargé voire surchargé de grenouilles ; ça sent le feu de cheminée, ça a le charme d’antan et l’ on s’y sent bien comme dans la ferme de notre enfance. Des extensions, dont notamment la salle de restaurant, sont quant à elles dans un style brut et épuré. Les matières sont primitives, le bois, l’acier, le verre pour la structure, le cuir pour les tables et les chaises. Tout est en jeu de transparence entre la chaleur feutrée de la salle et la nature environnante; le résultat est magnifique.

Il est frappant de constater à quel point le cadre que s’est créé Alexandre Gauthier propriétaire des lieux, est à l’image de sa cuisine. Sa cuisine est élaborée, raffinée, mais Alexandre Gauthier met avant tout en valeur le goût des produits bruts. Vous ne trouverez pas ici comme dans beaucoup de restaurants gastronomiques de riches émulsions très onctueuses. Les sauces se font rares, ou alors à peine pour ne pas dénaturer le produit, comme cette sauce à l’eau de mer et au citron accompagnant une betterave crapaudine et sa lotte pressée.

Les cuissons à la limite du cru sont superbes et dévoilent à merveille les saveurs des produits, comme pour cette huitre à la fois tiède et crue, juste passée au gril quelques instants cachée sous de fines lamelles de courgettes, dont le goût explose en bouche.

La cuisine d’Alexandre Gauthier devient parfois sauvage et épurée, comme pour cette queue de homard fumée dans des branches de genièvre frais. La puissance du genièvre est maîtrisée pour obtenir un accord parfait et subtil entre terre et mer.

Si vous avez l’occasion de vous y rendre ne manquez par de dormir dans l’une des huttes. L’esprit est celui d’une cabane de chasseur, à peine visible, intégrée à la nature. Chaque hutte est indépendante et offre grâce à son immense baie vitrée un panorama sur la campagne. Une sorte de cocon douillet dont on a du mal à partir tellement l’on s’y sent bien.

http://www.lagrenouillere.fr/

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Un peu de terroir à Paris

La première boutique Terroir d’Avenir vient d’ouvrir dans le centre de Paris : une épicerie. Par la suite ouvriront, en face, une boucherie et une poissonnerie elles aussi « Terroir d’Avenir ».

Terroir d’avenir, c’est la fabuleuse histoire de deux diplômés d’école de commerce qui ont eu envie d’utiliser leurs compétences afin de créer un lien entre producteurs et cuisiniers parisiens. Depuis la création de leur société, en 2008, ils arpentent la France entière et même l’Espagne et l’Italie à la recherche de produits d’exception : d’anciennes variétés de légumes pratiquement plus cultivées ou de viandes d’espèces animales qui doivent uniquement leur survie à la détermination de quelques passionnés. Lire la suite