Un label pour les restaurateurs d’Ile-de-France

20130227-004558.jpgA l’heure ou la recherche de traçabilité de ce que nous mangeons devient une question de plus en plus importante pour le consommateur, un nouveau label vient d’être créé pour les restaurateurs d’Ile-de-France qui cuisinent des produits locaux. Le logo: une Tour Eiffel qui prend racine sur un oignon symbolise bien la richesse du terroir Francilien qui ne l’oublions pas est une région qui reste agricole. Le slogan est très explicite: « Des produits d’ici cuisinés ici ». Ce label est à l’initiative du CERVIA, structure qui a vocation à valoriser les produits agricoles et alimentaires de la région et qui a déjà créé il y a quelques années la marque Saveurs Paris Ile-de-France. Le grenier de paris regorge de spécialités dont les plus connues sont le Brie de Meaux, le choux de Pontoise, le miel du Gâtinais mais dont bien d’autres sont à découvrir. La volonté du CERVIA est de faire connaitre ces produits et ces savoirs-faire aux portes de Paris et de renforcer le lien entre les franciliens et les producteurs régionaux.
Aujourd’hui une cinquantaine de restaurants adhèrent à ce label et doivent ainsi répondre à différents critères comme celui d’une cuisine réalisée sur place, l´utilisation autant que faire se peut de produits francilien mais aussi le respect de la saisonnalité, ou le choix de producteurs de proximité.

Vous pouvez retrouver dès à présent la liste des restaurants ayant répondu aux exigences de ce label : http://www.saveursparisidf.com

Quand un chef parisien et une marque d’emballage alimentaire luttent ensemble contre le gaspillage

Ce mercredi matin, rdv au 150 rue saint Honoré à Louvre Bouteille, le restaurant déjà très reconnu de Cyril Rouquet, pour une opération Save Food organisée par la marque Albal.

« Save Food » est le nom du programme européen contre le gaspillage alimentaire lancé en 2011 par Albal.

Nous sommes une petite vingtaine à suivre ce cours de cuisine un peu particulier puisqu’il aura pour objectif la lutte contre le gaspillage. Cette sensibilisation est loin d’être inutile puisqu’il faut savoir que nous jetons sans en avoir conscience en moyenne 20% des produits frais que nous achetons. Ce chiffre est énorme tant d’un point de vue économique qu’écologique. Apprendre à conserver les aliments c’est « gagner du temps, de l’argent et espacer ses courses ».

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Vente directe de fruits et légumes mercredi 22 Août à Bastille

Des producteurs de fruits et légumes du Lot-et-Garonne viennent vendre directement leurs produits demain mercredi à Bastille et dans plusieurs ville de banlieue pour dénoncer les « marges abusives » de la grande distribution. Ils proposeront leurs fruits et légumes « au juste prix » – pour eux comme pour vous!

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/fruits-et-legumes-ventes-au-juste-prix-mercredi-a-paris-modef-60935.html

La dernière fiesta gourmande Fooding de l’année

Foodstocker. Verbe transitif, 1er groupe : passer une soirée mémorable à régaler les oreilles avec de la bonne musique acoustique dans l’esprit Woodstock et les papilles avec des créations de chefs. La dernière « veillée Foodstock » organisée par le célèbre Fooding aura lieu samedi 12 mai au Jardin du Mac/Val, le musée d’art contemporain du Val de Marne, à Vitry-sur-Seine, à partir de 19 heures.

Au Menu : jamesonade d’orties ; velouté d’herbes, cochon mariné au barbecue et jus d’étrille ; « Spécial Soko Vegan menu », le tout par James Edward Henry (Au Passage, Paris XI), un mini burger de Kristin Frederick (le fameux Camion qui fume) et pour finir un dessert inspiré du parfait : La Parfaite, par Häagen-Dazs, de Tatiana Levha. La bande son de la soirée : Le label Because music, Aline Afanoukoé, Emile Omar et Roël Stassart.

Comme les bénéfices des entrées seront reversés au centre d’accueil « Les enfants du Congo Béthanie », vous n’avez plus aucune raison de rater la dernière veillée de l’année.

Disco Salade #2 RDV Place de la Bastille Samedi 31 Mars à partir de 13h

Super initiative ce samedi Place de la Bastille!! N’hésitez pas à venir faire un tour!

Le but : sensibiliser sur le gâchis des légumes à Paris, en passant un moment convivial et festif autour de la confection d’une délicieuse salade à partir des invendus de Rungis.

L’idée : des éplucheurs volontaires + des légumes frais + des épluches légumes + une fanfare endiablée = 2h de convivialité, d’épluchage, d’échange, de laitue et de swing.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la Campagne « Libérons les Elections » organisée par une trentaine d’organisations de la société civile française (http://www.liberonsleselections.org/)

Pour participer:  apporter sa bonne humeur ET un épluche légume !

L’épicerie locavore

« Une démarche éthique pour des produits de qualité. » Ici : l’épicerie locavore, implantée à Bagnolet en région parisienne, n’a pas volé son slogan. On y trouve des produits bios, mais surtout issus de matières premières franciliennes, avant d’être fabriqués et conditionnés sur le site, dans le pur respect de la philosophie locavore. Le produit phare de la maison : les pâtes artisanales, à partir de céréales bio cultivées en Ile-de-France (blé dur de Seine et Marne), qui transitent ensuite par un meunier installé à 70 km de là. « La traçabilité de nos produits est complète. Entre le champ et chez nous, le blé parcourt 141 km », expliquait au Parisien Roï Hendel, l’un des quatre associés de l’épicerie. Ces pâtes, mais aussi de la farine, de la polenta, des lentilles, du soja et du pois cassé « made in Ile-de-France » sont disponibles dans plusieurs épiceries de Paris. Adresses disponibles sur le site : http://www.lepicerie-locavore.fr .

Pour aller plus loin

Locavore, c’est quoi ?

Le mouvement locavore est celui qui privilégie, la consommation de produits locaux c’est à dire issue de producteurs à moins de 250 km de son lieu d’habitation. Plus largement  il prône les achats de produits frais, de saison, à des producteurs locaux en réduisant les intermédiaires.

La Percée du vin jaune

Fleuron de la culture vinicole du Jura, le vin jaune est aussi méconnu qu’unique en goût. Pour en faire la promotion, les viticulteurs francs-comtois organisent chaque début d’année la «  Percée du vin jaune  », durant laquelle les producteurs prennent possession des caves particulières d’un village pour faire déguster leurs cuvées, dont le très prisé vin jaune. La seizième édition s’est déroulée à Ruffey-sur-Seille, les 4 et 5 février 2012. Rencontre avec Bernard Badoz, viticulteur et créateur de la Percée du vin jaune, en 1997.

«  Comment vous est venue l’idée de la Percée du vin du jaune ?

- J’entendais toujours des gens confondre vin jaune et vin de paille, y compris parmi les initiés. C’est ce gros déficit de communication qui m’a donné envie de créer une fête autour du vin jaune. Encore fallait-il en trouver le concept…

 

- Celui-ci s’articule autour de la percée d’un tonneau de vin jaune. Pourquoi avoir choisi ce symbole ? 

- A l’époque de mes parents, la vinification du vin jaune n’était pas contrôlée comme elle l’est actuellement. Ainsi, la mise en bouteille était une loterie : à l’issue des six ans et trois mois passés en tonneau, on ne savait pas si on allait tirer un parfait vin jaune ou un parfait… vinaigre ! Je me souviens que lorsque mon père perçait le tonneau pour mettre le vin jaune en bouteille, ma mère était très angoissée. Elle se demandait s’il serait bon ou pas. Elle se disait que si le vin était bon lors de la mise en perce, on serait riche toute l’année ! Ce qui, pour cette génération qui avait connu la guerre, voulait dire qu’on pourrait s’acheter un pantalon plutôt que de refaire des fonds de culotte, ou acheter une paire de chaussures plutôt que d’aller à l’école en galoches ! Ça m’a marqué, cette angoisse de ma mère au moment de la percée. J’ai eu envie de fêter ce moment.

 

- La Percée du vin jaune a-t-elle connu un succès immédiat ?

- A l’époque, la Saint-Vincent tournante, en Bourgogne, faisait 20 000 visiteurs. Je me disais qu’il nous faudrait au moins dix ans pour arriver à ce niveau. Mais dès la deuxième année, on faisait 22 000 entrées ! On a commencé par un public essentiellement jurassien et franc-comtois. En 1997, à peine 10 % des visiteurs étaient étrangers à la Région. Aujourd’hui, ils sont 50% !

 

- Vous parliez de la Saint-Vincent tournante, qui célèbre chaque année les Vins de Bourgogne. Les deux concepts sont assez similaires…

- J’ai piqué les bonnes idées et rejeté les mauvaises. La Saint-Vincent tournante, c’est la dégustation d’une cuvée unique, effectuée par des bénévoles qui ne sont pas du métier. A la Percée, on peut déguster le vin jaune de l’année, donc celui mis en tonneau six ans et trois mois plus tôt (NDLR : on dégustait donc la vendange 2005 lors de la percée 2012) mais aussi tous les autres vins du Jura, que chaque producteur participant sert et présente lui-même, dans des caveaux de particuliers. Autre différence : la Saint-Vincent tournait souvent à la beuverie. De mon côté, je voulais lancer une fête autour du vin mais je ne voulais pas que ce soit la picole. Voilà pourquoi nous avons mis en place le système des tickets de dégustation : chaque visiteur achète un verre sérigraphié et un carnet de 10 tickets qui donne droit à autant de dégustations de trois centilitres. On n’est donc pas en état d’alcoolémie en sortant de la Percée, qui est d’ailleurs citée par la Prévention routière comme une manifestation vinicole n’entraînant pas d’alcoolémie.

 

- La Percée est un formidable outil de promotion pour les vins du Jura, aujourd’hui encore méconnus…

- Le Jura, c’est un petit vignoble d’à peine 2 000 hectares. Qu’est-ce que cela représente à côté des 120 000 hectares des Bordelais ou des 250 000 hectares du Languedoc ? Le Jura, c’est un vin de niche, de par sa taille, mais aussi de par sa spécificité. Le «  problème  » de nos vins, c’est qu’ils ont du goût. Ce sont des vins typés. Or, les consommateurs ne sont plus habitués à ce type de vin car ils sont entrés dans la mondialisation. On a formé le palais des gens aux vins de bordeaux, alors quand ils tombent sur les vins du jura, ils trouvent qu’ils ont un drôle de goût, auquel il faut s’habituer. Mais c’est ça le vin jaune et c’est cette différence que nous essayons de faire partager. Ça marche d’ailleurs plutôt bien puisque les ventes de vin jaune ont augmenté de 12% l’an dernier. La Percée n’est sans doute pas étrangère à cette évolution.  »