Un p’tit détour dans un incontournable de l’Ardèche

72897_10151416478692278_961559371_nC’est un de ses restaurants qui font le charme de la France et de sa gastronomie. Si un jour vous passez par le sud de l’Ardèche, et plus précisément du côté d’Antraigues, petit village de 500 âmes dans la Vallée de la Volane et patrie de Jean Ferrat, arrêtez vous à « La Remise ». Mais surtout, ne cherchez pas carte ou menu à l’extérieur. Rien n’est affiché et vous découvrirez le programme des réjouissances au fur et à mesure de l’avancée d’un repas garanti sans fausse note. Entrez et laissez vous guider dans une aventure hors du commun, tel un saut dans le temps, par votre curiosité et votre gourmandise afin de découvrir au fil des plats et de riches discussions une belle histoire. Celle de la famille Jouanny.
C’est AlIMG_3050bert qui ouvre le restaurant, le 4 octobre 1964. Quelques mois plus tard, Jean-Claude Andruet, fameux pilote de rallye automobile de l’époque, s’arrête là par hasard, à la recherche du gîte et du couvert pour une halte pendant les reconnaissances du parcours d’une épreuve routière. La légende est en route et « La Remise » deviendra, au fil des ans, le point de passage obligé de tous les équipages du célèbre Rallye Monte-Carlo, qui s’y voient offrir une succulente tarte aux pommes, sur le pas de la porte du restaurant.

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Si dans la salle du bar, la course automobile est toujours à l’honneur cinquante ans plus IMG_3051tard, ce sont les produits de la région qui sont magnifiés dans la belle salle de restaurant. Yvette, la fille du regretté Albert, est au service depuis toujours. Yves, son frère, a pris le relais du patriarche devant les fourneaux en 1985. Il s’approvisionne uniquement auprès de ses amis producteurs et propose une cuisine généreuse et pleine de goût : foie gras (maison, évidemment), œufs pochés ou salade de pommes de IMG_3052terre à la truffe (sélectionnée soigneusement sur le marché de Richerenches), saumons de fontaine, boudin aux pommes ou encore rôti de porc aux morilles pour nos passages les plus récents. Et tout ça pour le prix d’un plat dans une brasserie en ville !
Simplicité, convivialité, hospitalité, générosité sont des mots qui collent à « La Remise », où le Prince Albert II de Monaco vint déjeuner en 2011, à l’occasion du centenaire du Rallye Monte-Carlo. Un beau signe du destin pour un autre Albert, l’initiateur.

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Le p’tit toqué : une super idée de cadeau de Noël

Sophie Besse, mère d’une famille de deux enfants a conçu ce qui n’existait pas jusqu’alors: un jeu pédagogique, ludique et familial sur la nutrition et l’équilibre alimentaire : Le p’tit toqué!  « Mes enfants sont très gourmands et aiment bien manger voire parfois un peu trop. C’est ainsi qu’est née progressivement l’idée de ce jeu pour qu’ils apprennent à équilibrer leur repas » m’a confié Sophie Besse dont le fils souhaite déjà devenir chef!

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Quand la fraise joue les scandaleuses !

Foodospere dans son article du 10 avril http://www.foodosphere.fr/?p=121 passait un coup de colère sur l’offre hors saison de bon nombre de primeurs. Je reviens aujourd’hui sur ce thème afin d’illustrer les dessous d’une telle production à travers un produit : la fraise.

A partir de début janvier nous pouvons trouver des fraises qui proviennent d’Espagne ; elles intègrent progressivement les étals de nos primeurs au point de nous faire penser qu’il s’agit naturellement d’un fruit hivernal ibérique. Si la fraise est le premier des fruits rouges à arriver à maturité ceux sont les premiers jours de mai qui marquent sa saison. Lire la suite

Dur-dur de s’y retrouver !

Nous venons de rentrer dans le printemps, température douce, soleil au rendez-vous… enfin plus ou moins. Tout cela éveille nos envies de produits nouveaux et tendres… Les primeurs l’ont bien compris, ils en jouent et en abusent. On voit abonder sur les étals toutes sortes de produits : asperges, choux nouveaux mais aussi et c’est là tout le problème fraises, tomates, aubergines et autres produits d’été. Ces primeurs nous donnent l’impression que ce sont là les produits de début de printemps. Et là il devient très difficile de s’y retrouver même lorsqu’on a la volonté de respecter cette saisonnalité. Alors petit coup de gueule contre cette offre qui est conditionnée non plus par le rythme de la nature mais par des producteurs avides. Tout cela génère une confusion dans nos esprits de consommateurs, on ne sait plus ce qui est de saison. Seul refuge : les stands des maraichers et producteurs directs.

Car si la nature commence son éveil après cette période hivernale, il lui faut du temps pour produire ses fruits. Alors un peu de patience et prenons le temps de savourer les vrais produits d’avril comme les asperges, les épinards ou le choux et l’ail nouveaux ; délectons nous encore un peu des fruits exotiques afin d’avoir le plaisir de retrouver dans quelques semaines tomates et autres fraises parfumées et savoureuses.

Disco Salade #2 RDV Place de la Bastille Samedi 31 Mars à partir de 13h

Super initiative ce samedi Place de la Bastille!! N’hésitez pas à venir faire un tour!

Le but : sensibiliser sur le gâchis des légumes à Paris, en passant un moment convivial et festif autour de la confection d’une délicieuse salade à partir des invendus de Rungis.

L’idée : des éplucheurs volontaires + des légumes frais + des épluches légumes + une fanfare endiablée = 2h de convivialité, d’épluchage, d’échange, de laitue et de swing.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la Campagne « Libérons les Elections » organisée par une trentaine d’organisations de la société civile française (http://www.liberonsleselections.org/)

Pour participer:  apporter sa bonne humeur ET un épluche légume !

Pic en trois services 2/3

Après avoir reçu en 2007 le titre de « chef de l’année » et celui de chef triplement étoilé, Anne-Sophie Pic a été consacrée en 2011 « Meilleure Femme Chef du Monde »…cela valait sans doute bien un petit détour vers ses fourneaux et vers l’univers de la maison Pic à Valence constitué d’un restaurant gastronomique, d’un bistrot et d’une école de cuisine.

Deuxième service – Le 7, Bistrot de la maison Pic situé sur la N7.

On entre dans une salle agréable au décor moderne aux accents baroques, les cuisines sont ouvertes pour le plus grand plaisir des curieux. De nombreux petits détails comme cette mini baguette dans son papier d’emballage qu’on croirait tout droit sortie de la boulangerie ou la serviette qui pend tel un torchon au bord de votre table. A n’en pas douter nous sommes bien dans l’ambiance d’un bistrot chic moderne et convivial.

La carte éveille vos envies, votre curiosité. On a envie de tout gouter. Mon choix du jour, un carpaccio de boeuf  version andalouse en entrée, et supions et ses petits légumes en plat. Lorsque je vois arriver en plein mois de janvier ce carpaccio, recouvert d’une julienne de poivrons « gorgés de soleil » j’ai une petite palpitation, mais je me laisse entrainer dans l’univers revisité de ce plat. C’est délicieux. Arrivée du plat principal, je reste sans voix, les petits supions sont accompagnés d’une ratatouille, plat d’hiver par excellence comme chacun le sait… Le goût est bon mais le plaisir de déguster n’y est plus. Quelle déception !

Le bistrot fait partie de la maison Pic, et à ce titre est un des ambassadeurs de la cuisine française de qualité. A une époque où cuisiniers et producteurs mettent en avant l’utilisation des produits de saison, où nombre de consommateurs essaient de suivre cette règle, il semble aberrant qu’une telle enseigne ne respecte pas ce principe de base.  Le recours à cette facilité ne fait pas honneur à la qualité et à l’inventivité de la brigade Pic.

Après discussion avec le chef de salle, il s’avèrera que mon choix s’est porté vers les deux seuls plats « hors saison » de la carte. Un peu dommage, c’est deux de trop ! Adresse chaudement recommandée mais pas les yeux fermés !